IMITATIONS
Quand la musique se fait peinture
Avec le stylus phantasticus qui favorise une grande liberté dans la forme et une créativité propre à chaque instrument, le XVIIe siècle est propice à l’exploration de différentes formes d’expression. Paul Monteiro explore ce répertoire figuraliste où la musique se fait peinture, où la nature chante avec les cordes.
Afin de renouveler leur inspiration, certains compositeurs allemands et autrichiens observent la nature et leur environnement. Ils construisent des imitations repoussant les limites de leur instrument. Biber compose ainsi toute une sonate autour d’un bestiaire dans lequel il fait dialoguer différents animaux en faisant la part belle aux oiseaux. Cette passion pour les volatiles se retrouve également dans l'œuvre de Walther « Imitatione del Cuccu », constituée de variations entièrement consacrées au pastiche du chant caractéristique du coucou. Ce figuralisme s’étend également à la représentation d’idées abstraites - parfois religieuses - dont l’Ange Gardien de Biber, extraite des Sonates du Rosaire et la Lamentation sur la mort de Ferdinand IV de Froberger sont de parfaits exemples. Cette dernière s'achève ainsi par la montée aux cieux de son âme, représentée par une longue gamme ascendante.
ENSEMBLE LES CURIOSITES
Paul Monteiro violon et direction
Noémie Lenhof viole de gambe
Julie Pumir clavecin

